Insurrections végétales

Depuis plusieurs années, j’investigue des relations métaphoriques entre le monde végétal et l’humain (au sens individuel, collectif, sociétal) par des interventions éphémères, des installations, des actions, des tissages, des photographies, des dessins et des performances. Cet intérêt pour le végétal comme métaphore d’un récit protéiforme rejoint une réflexion sur l’immigration, sur la mémoire, sur l’intégration et sur le métissage. Mon projet consiste à créer un dispositif visuel, à la fois paradoxal et utopique, d’un jardin nomade intitulé Insurrections végétales. L’intention de ce projet est de détourner des propos technologiques agroalimentaire dans un contexte inusité. Cultiver le naturel et l’artificiel tout en créant une sorte de métissage entre culture et nature. Une roulotte Boler transformée en jardin habitacle et itinérant, ferait halte dans différents espaces urbains ( un stationnement commercial, un quai, une gare). À l’intérieur de la roulotte, un écosystème étrange se développera par l’accumulation des échantillons végétaux et identitaires provenant du sol et des rencontres sur le territoire parcouru par celle-ci. L’expansion et le développement proliférants des plantes à l’intérieur de la roulotte font un écho métaphorique à mon propre processus de création caractérisé par l’organicité de gestes, de collections, d’accumulations, de récupérations et métamorphoses.

Installation Nomade  2016, Vrille Art Actuel

Installation Nomade  2018

Trajectoire des sens Art et Science ,Biennale National de sculpture Contemporaine de Trois Rivières. du 22 juin au 7 septembre 2018

REGARD du 6 juillet au 26 août ,Vieux Port de Lévis

Itinéraire :

Le thin resistant de Lynda
Jean Marie goute le sucre de Sevia
Jalapeno de Silex

Tisser l’existant

Du 13 janvier au 12 mars 2016, la Galerie d’art Foreman présente une exposition intitulée Tisser l’existant. Cette exposition regroupe des œuvres conçues par Giorgia Volpe sur une période de quinze ans et met en lumière l’approche personnelle de l’artiste. La production de Volpe joue à la fois de la performance, de l’art action, du dessin, de la sculpture, de la photographie, de l’installation et de la vidéo d’art. L’exposition fait valoir ces différentes pratiques tout en traçant un premier bilan de sa carrière. En outre, Tisser l’existant témoigne d’un parcours animé par une volonté d’établir des relations entre l’inerte et l’existant, entre l’artiste et la société, entre l’art et la vie.
Volpe a souvent recours au tissage pour élaborer ses œuvres. Ce procédé traverse toute sa production. Le croisement des matières agit comme métaphore des relations humaines complexes et met en évidence les multiples réseaux essentiels à l’action humaine. Concevoir une exposition bilan du travail de Giorgia Volpe relève du défi, car l’artiste réalise peu d’œuvres « finies » : elles se présentent souvent dans un état temporaire et elles vivront des transformations qui les feront muter en d’autres apparitions. Ce temps d’arrêt, conceptualisé par cette exposition, permet un certain recul et offre une perspective sur la trajectoire de cette artiste aux multiples talents dont les œuvres, dans leur état actuel, ne montrent qu’un état temporaire d’un processus en constante évolution.

Biographie du commissaire

Carl Johnson est commissaire indépendant depuis mars 2010. À ce titre, il réalise le commissariat d’expositions et d’événements pour des institutions muséales et des organismes artistiques. Il a été directeur général du Musée régional de Rimouski de 1999 à 2008. Il a aussi agit comme conservateur en art contemporain de 1994 à 1999 au même musée. De 1988 à 1993, il était coordonnateur à la production à La Chambre blanche. Au cours de sa carrière, Carl Johnson a réalisé plusieurs expositions et participé à la production de nombreux catalogues d’exposition. Il a reçu du soutien financier du Conseil des arts du Canada.

Liens:

Galerie d’art Foreman
Réseau Art Actuel

Presse:

La Tribune, samedi 16 janvier